Le Social Trolling

Wahou !! Nous les geeks, on invente des mots ! Et ouai, on est comme ça.

Vu qu’il n’y a pas vraiment de mots pour exprimer le fait de “troller” une marque via les médias sociaux, on va donc utiliser le mot de “social trolling” pour introduire ce phénomène visant à “perturber l’équilibre d’une communauté ciblée” (Définition de Wikipédia, navré de n’avoir pu triangulé l’information) sur les médias sociaux.

Petit contexte :

Les médias sociaux sont comme l’eau, ils sont devenus indispensables et omniprésents pour notre quotidien. Ainsi, à grand renfort de phrases chocs du style : “Facebook c’est quand même le premier quotidien en France avec plus de 15 millions de lecteurs”. “36% de la population française passe en moyenne 25 minutes par Jour sur Facebook”. “Avant on optimisait son site pour être visible sur Google, maintenant il faut aussi être présent sur Facebook pour converser avec ses audiences.  “Les internautes sont de plus en plus enclins à vouloir engager la conversation avec les marques sur les médias sociaux.” (cf. l’institut des sondages en carton). “Depuis que j’utilise les médias sociaux, je suis devenu drôle, doux et moelleux”…

drole doux et moelleux

Bref, tout cela pour dire qu’il paraissait évident aux marques d’aller engager une conversation sincère, authentique et transparente sur les médias sociaux. Elles en avaient tellement envie, elles qui ont toujours communiqué en “push intrusif” via des médias unidirectionnel de type TV, radio etc. Être l’égal des internautes sur une interface où la moindre censure, tromperie entraine un véritable acharnement communautaire. Des meutes de geeks enragés : (Le cas Nestlé avec l’huile de palme, le cas Nescafé avec le fameux “non, on veux pas faire gagner les handicapés” ou encore le journal de ma peau par Vichy où la responsable de la communication de Vichy se faisait passer pour une blogueuse qui testait des produits de beauté et qui donnait bizarrement de superbes annotations aux produits Vichy… #bizarre

Ainsi, l’évolution de la communication pousse les marques à repenser de fond en comble leur communication : discuter avec les internautes, répondre à leurs attentes, les intégrer dans les processus de communication de la marque, leur demander leurs avis, les écouter… Oh oui ! On m’écoute, on me valorise et si je devenais un “prescripteur indirect” ? J’ai vraiment envie de propager la bonne parole de cette marque sur les médias sociaux. (Ton sarcastique évident)

Sauf que, même si cette conversation renouvelée est indéniablement efficace, elle va drainer dans son sillage une couche de la population française particulièrement passionnante, une meute aiguisée pour le bon mot, une horde d’acrobates du LOL : les trolls  !

Et oui, chères marques, les médias sociaux sont à la base des espaces de discussion pour nous et nos amis. Étant né à l’ère du tout gratuit, l’hyperciblage dont vous bénéficiez à présent, facilité par les médias sociaux), fait parti du jeu et nous n’y voyons aucun inconvénient. Par contre, que vous veniez essayer de nous toucher sur des médias où la discussion se fait d’égal à égal, nous vous en félicitons, mais nous trouvons cela relativement audacieux ^^
Libre à vous de tenter l’aventure …

 

Je vous laisse avec une petite sélection de “social trolling” , n’hésitez pas à rajouter les vôtres dans les commentaires !

La CNIL : 

Avec sa superbe campagne de sensibilisation aux méfaits de tout partager sur Internet ! Un internaute pose une question extrêmement pertinente : “voilà l’autre soir à la soirée y a mon pote rodrigue qui a fait l’hélicoptère avec son zizi on était tous morts de rire alors j’ai partagé sur facebook, je crois que ça lui a fait plaisir car il est devenu populaire tout d’un coup ^^ mais depuis peu j’ai un doute, vous en pensez quoi ?? répondez svp”

Saint Moret :

Qui se fait troller pour le plaisir

Malabar :

Qui continue de se faire insulter, quarante ans après le changement de mascotte … mais quelle tristesse de ce déchainement continue.

Michelin :

Trouvé sur stupidbook :

 

Conclusion :

La gratuité des médias sociaux a un contre coup : “l’hyperciblage”

Le business model de Facebook est relativement simple : un service gratuit pour tous les internautes. Pour utiliser ce service les internautes doivent donner des informations permettant aux marques de les cibler. Ainsi, pour avoir accès à ces informations, les marques paient Facebook et touchent leur cible. Le modeste contre pouvoir des internautes est que dorénavant, ils sont légal des marques, ils s’amusent à les déstabiliser, à les troller.