La recherche sociale : Google vs Facebook

Mais qu’est ce que “la recherche sociale” ?

La recherche sociale, c’est tout simplement le fait d’intégrer à un moteur de recherche les recommandations des utilisateurs des médias sociaux qui ont  relayé un contenu à leurs amis.

Donc, on le sait, le concept est en plein boom depuis plusieurs années et une véritable guerre des tranchées est en train de se dérouler sous nos yeux, et oui n’ayons pas peur des mots !

Frederic Cavazza publiait en Février 2011 son panorama des médias sociaux en mettant Facebook et Google au même niveau : au centre des médias sociaux.

On optimise son site pour Google afin d’être visible sur le moteur de recherche Google (+ de 90% de la recherche en France) et il faut dorénavant être présent sur Facebook pour espérer toucher ses 9 millions d’utilisateurs quotidiens… On a beau dire ce que l’on veut, ne pas être visible sur Facebook c’est se priver de communiquer avec ses audiences…

Donc, concernant la recherche actuelle, deux modèles s’affrontent…

  • Un modèle basé sur de la sémantique pure : Google et ses robots vont crawler le web et ainsi répartir via leur algorithme top secret le fruit de leur crawl. Ainsi, pour être le premier résultat sur la requête “t-shirt”, il ne faut pas forcément être le plus pertinent pour moi (individu unique) mais le plus optimisé pour répondre aux critères de monsieur Google.
  • Et un modèle basé sur les recommandations de mes amis. Sur Facebook je peux, depuis peu, faire des requêtes sur un mot clef, me renseigner sur un produit et voir si mes amis l’ont partagé.

Prenons l’exemple du “t-shirt” :

Donc maintenant, si l’un de mes amis partage ou aime un contenu, je peux le retrouver en recherchant les mots clefs indiqués sur la balise title de l’article (encore une bonne raison d’être sur Facebook et de viraliser mon contenu, mini-conseil au passage).

Là où Facebook a été extrêmement finaud, ça a été sur le coup des plugins sociaux et de son opengraph : l’idée est de rapatrier vers Facebook les données du web en leur donnant une dimension sociale, “J’aime” cet article, “J’aime” ce produit. Chapeau bas ! En utilisant l’opengraph de Facebook, je donne à mes amis la possibilité d’avoir mes recommandations sur des produits et articles.

Cette dimension sociale est pile dans le contexte actuel. En effet, la surabondance des messages à caractères publicitaires et autres publicités intrusives font que les messages de ces-messieurs les directeurs de marques ont de plus en plus de mal à nous toucher. Ce qui va faire la différence, ce sont mes cercles sociaux, mes amis, ma famille, qui vont me parler d’un produit, d’une musique et qui vont faire que je vais l’acheter (ou non).

Les marques ont bien compris l’enjeu de s’immiscer dans la conversation sociale et de faire en sorte que mes amis (des personnes en qui j’ai confiance) à travers un marketing participatif ou autre, me recommandent implicitement une marque qu’ils auront apprécié, en rejoignant une Fanpage ou en partageant son contenu … Ah les cons ! Ils sont devenus des prescripteurs indirects.

Le bouche-à-oreille n’est pas un concept nouveau, c’est juste ce contexte mêlé à l’extrême viralité des medias sociaux qui leur donne l’amplitude que l’on connait actuellement.

Donc, pour en revenir à cette gueguerre de la recherche sociale, Google, qui pour le coup à bel et bien raté le tournant du social, n’a de cesse que d’essayer de combler son retard. Google a créé et intégré le concept du social rank en 2009. Le concept est simple : “plus un contenu est relayé humainement meilleur il sera classé dans la recherche sémantique”.

En plus de cela, ils ont essayé de pilonner Facebook en rachetant ses concurrents  ou en développant des outils propres : Orkut qui n’a cessé de décliner dès son intégration à Google, Google buzz qui vivotte Outre-Atlantique et qui est mort-né en France, Google Wave qui pour le coup est mort et enterré et le dernier floup en cours de fomentation Google Circles … (médisance médisance).

Et là! en Février dernier, Google donne la possibilité de lier son profil Gmail au réseau avec lesquels le géant a tissé un partenariat où sur lesquels il a la main: Flickr, Blogger, Twitter … ce qui permet ainsi d’avoir les recommandations et articles relayés par ses amis lorsqu’on cherche un mot clef.

Outre l’aveu de faiblesse annonçant que Google a besoin de votre profil Twitter pour vous donner de la denrée sociale car il n’arrive pas à le faire lui-même, là où le bât blesse c’est que le contenu “social” (articles …),  c’est Facebook qu’il l’a … Google peut donc juste quantifier le contenu humainement relayé sur Facebook mais ne peut pas dire que c’est ton ami qui  l’a partagé et donc te le proposer…

Quelle avenir pour la recherche sociale ?

… Dieu seul le sait (ou Mark, peut-être), mais à termes si Facebook est en train de constituer une véritable base de données sociales à l’échelle mondiale grâce à sa diffusion de plugins sociaux, ce n’est pas forcément pour les vendre aux entreprises … peut être que ce sera aussi pour développer un moteur de recherche social … qui sait 😉